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>>Le temps de la colonisation : origines et formes d’une domination Etude de cas : Madagascar reflet du partage de l’Afrique

4 mai 2013
Auteur(e) : 

Définitions :

Colonisation : le processus par lequel un Etat impose sa souveraineté son contrôle sur un territoire. Le mot colonisation peut aussi désigner une volonté de mise en valeur associé à un peuplement d’un territoire donné.

Protectorats (Maroc, Tunisie) : l’état protégé perd sa souveraineté dans le domaine de la politique étrangère et de la justice. Au Maroc, le sultan maintient son autorité dans le domaine religieux. En réalité, l’essentiel du pouvoir est détenu par le résident français.

Comptoirs : agence de commerce fondée par une nation en pays étranger (Pondichéry, Chandernagor, Karikal, Mahé et Yanaon.

Dominions : ce sont de grandes colonies de peuplement européen destinées à fournir des terres à des habitants de la métropole qui la quittent définitivement (Canada depuis 1867, Australie depuis 1901). Ces territoires ont une indépendance de fait, ils possèdent un parlement, un gouvernement, une armée. Mais ils partagent avec le Royaume-Uni le même souverain, la même langue.

Impôt de capitation : impôt dont le montant par habitant et par an s’élève à 2 francs en AOF, 1.55 F en AEF et 1.35 Francs belges au Congo Belge.

Acculturation : processus par lequel un individu adopte une culture étrangère (langue, mode de vie, religion), ce qui peut l’amener à abandonner sa propre culture.

Négritude : affirmation de la valeur de la civilisation nègre en Afrique comme aux Antilles.

Plan :

Problématique : pourquoi et comment l’Europe étend sa domination sur l’Afrique aux 19ème et 20ème siècles ? Dans quelles conditions, le continent est-il partagé ? Quelles sont les conséquences de ce processus ?

I Les origines et les conditions du partage de l’Afrique. a) Les motifs multiples : b) Un processus de colonisation en plusieurs phases : c) Une tentative de réglementation : d) N’empêche pas les rivalité : e) Tandis que les peuples résistent :

II Les formes de la domination coloniale. a) Débat sur l’administration des colonies africaines : b) Les conditions de la « mise en valeur » des colonies africaines : c) La domination culturelle, de l’invention du sauvage à l’acculturation :

Conclusion : Les arguments mis en avant pour la colonisation sont nombreux. Dans la deuxième moitié du 19éme siècle, les pays européens font valoir l’intérêt économique, l’affirmation de leur puissance et la mission de civiliser des populations considérées comme inférieures. La mise en valeur des colonies, l’effort d’éducation et d’évangélisation sont des réalités. Cependant, il apparaît que l’exploitation des colonies se fait essentiellement au bénéfice des métropoles et que l’effort repose pour une bonne part sur les peuples colonisés eux-mêmes. Pour finir, c’est la valeur des cultures des populations colonisées qui est niée par le processus d’assimilation. Clemenceau disait déjà que depuis la guerre contre les prussiens, il se méfiait de ceux qui affirmaient la supériorité d’une civilisation. Plus tard, le grand anthropologue français Claude Lévi-Strauss a affirmé que toutes les civilisations se valaient. Dans un texte intitulé Race et Histoire, il écrit « Les sociétés que nous appelons primitives ne sont pas moins riches en Pasteur et en Palissy que les autres ».


 

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