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>>L’Historien et les mémoires de la guerre d’Algérie

6 octobre 2017
Auteur(e) : 

Définitions :

-  Historien : celui qui étudie l’Histoire

-  Histoire : études de faits passés et qui prétend accéder à la vérité. On observe également que l’Histoire à un commun avec la littérature car c’est une écriture qui est le reflet d’un point de vue. Cependant, il y a dans l’Histoire une prétention dans la science : volonté de rigueur. → témoignages (subjectifs → multiplier les témoignages) : ce sont des cas de mémoire individuelle. * → documents, objets, monuments : ici c’est le reflet d’une mémoire collective* ; des groupes porteurs de mémoire : les harkis, les pieds-noirs, les soldats. Soit, l’Histoire est une science humaine qui cherche objectivement, en confrontant les sources, à établir un récit rigoureux sur la réalité du passé. *La mémoire est une pratique individuelle ou collective, à caractère subjectif, ayant pour objet la représentation du passé et l’entretien du souvenir.

-  Guerre d’Algérie : guerre asymétrique (soit une conflit opposant des forces déséquilibrées en puissance et différentes par leurs organisations → 300.000 victimes algériennes/ 30.000 victimes françaises), oppose la métropole à la colonie, guerre civile. Selon les algériens, c’est une guerre de libération.

Mots-clés :

-  Hameau de forestage (ex : Mirande) : [selon Abderahmen Moumen] →pour le reclassement → idée de créer des implantations de groupes homogènes → sécurité des arrivants d’Algérie face aux menaces de certains membres du FLN présents en France → encadrement militaire : surveillance des hommes Il est considéré comme un espace de transmission entre l’Algérie et la France → reconstitution d’une mini Algérie : militaires, Harkis, Pieds-noirs..

-  Camp d’accueil : C’est un camp pour les familles de supplétifs encadré par des militaires. Les buts de ces camps appelés « camps d’accueils » sont : →le transit → le reclassement Il y a aussi la scolarisation des enfants entre 6 et 14 ans. (Exemple : le camp de Riversaltes qui est le plus grand camp d’accueil des familles de supplétifs avec environ 9620 personnes (le 23 Octobre 1962) soit :
-  4.660 enfants dont 2.000 scolarisés et 1 naissance par jour
-  1910 femmes
-  3050 hommes Il ouvre le 12 septembre 1962 et ferme en décembre 64 ; pendant les 30 Glorieuses les personnes sont envoyées dans des zones industrielles ou des zones de forestage. )

-  Harkis : signifie en arabe « en mouvement », « se déplacent » ; en principe il s’agit de supplétifs ("auxiliaires") de l’armée française engagés dans des "Harka". Mais en réalité le terme a fini par désigner tous les français "musulmans" d’Algérie qui ont fait le choix de la France pendant la guerre d’Algérie, c’est à dire les supplétifs (Harkis, Mokhaznis, etc), les soldats réguliers (engagés et appelés), et les fonctionnaires et élus soit au total environ 450 000 personnes.

-  MNA : Mouvement National Algérien fondé par Messali Hadj.

-  FLN (Front de Libération Nationale) : parti nationaliste créé entre autres par Ben Bella à Alger en 1954. Son groupe armé s’appelle l’ALN (Armée de Libération nationale) Slogan (inscrit sur un mur d’Alger en juin 1962) : « Un seul héros, le peuple ».

-  FNACA : Fédération nationales des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie. Elle défend les droits des anciens combattants.

-  Appelés : expression désignant les deux millions de français appelés à combattre en Algérie dans le cadre de leur service militaire.

-  Lois d’amnistie : lois qui lèvent les peines pesant sur les militaires putschistes ou ayant commis des actes de torture pendant la guerre d’Algérie.

-  OAS : Organisation Armée Secrète, groupe politique et militaire clandestin défendant l’Algérie Française de manière extrême, y compris terroriste.

-  Pieds-noirs : habitants de l’Algérie d’origine européenne.

-  Rapatriés : ensemble des personnes en provenance d’Algérie réfugiées en France.

Chiffres clés :

-  victimes : algériennes : 300.000 dont 150.000 à 250.000 civils françaises : 30.000 dont 2800 civils harkis restés en Algérie : 420.0000 → massacrés par le FLN : entre 10.000 et 150.000 (historiens:70.000) France (80.000 arrivées) : -officiellement : 40.000/42.000 -clandestinement : 40.0000

-  pieds-noirs rapatriés d’Algérie : 700.000 (en 1962)


 

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