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>>La gouvernance économique mondiale depuis 1975

31 mai 2017
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PLAN

Bornes : 1975 à nos jours (après le premier choc pétrolier). Contexte économique : début de stagflation ; augmentation du € du pétrole -> diminution de la croissance.

Problématique : Les instances internationales parviennent-elles à régler les affaires économiques du monde ? Sont-elles efficaces ? Leur action est-elle légitime ? Remettent-elles en cause l’action des Etats ?

I. A partir de 1975, des instances internationales établies pour assurer la paix par la stabilité économique doivent gérer...

a) ...la crise de stagflation et la question du développement.

Le développement, un enjeu majeur de la gouvernance économique mondiale. Pour nouvel ordre économique mondial, création de la CNUCED. Le système Bretton Woods a des limites, trop de dollar en circulation, l’inflation s’accélère -> fin de la convertibilité du dollar et donc du système de Bretton Woods et du SMI. BIRD et FMI sont maintenus. Cela, associé aux chocs pétroliers et au déficit de productivité, contribue à créer une situation de stagflation. Création de G6 pour pays industrialisés souhaitant coordonner leur action, notamment sur la question de l’énergie.

b) A partir des années 80, les instances de gouvernance favorisent la mondialisation et imposent des conditions au pays en développement.

Processus de déréglementation financière favorise l’augmentation des flux de capitaux. En Grande-Bretagne contrôle des changes aboli, aux EU déréglementation financière permise, France fait de même. Dislocation URSS -> dissolution de la CAEM. Economie de marché généralisée. Dernier round du GATT -> création OMC. Processus d’intégration régionale : création APEC transformée en ZLE, sous le nom TPP. Création Mercosur, CEE devient UE. Ce sont des unions douanières. Création ALENA ou NAFTA. FMI et BIRD = consensus de Washington. Accord prêts/échelonnement remboursement sous conditions. FMI et BIRD imposent plans d’ajustements structurels : réduire leurs dépenses publiques, ouvrir leurs marchés, mettre fin aux monopoles publics. Pour mesurer le niveau de développement, PNUD calcule IDH.

Conclusion : Très grande variété des instances de gouvernance. Distinction entre vocation politique et rôle économique loin d’être évidente.

II. A partir de 2008, les instances de gouvernance mondiale, confrontées à...

a) de multiples enjeux, dont certains sont nouveaux...

Membre ONU et ONG se fixent 8 "objectifs du millénaire". Il s’agit de réduire la pauvreté et ses conséquences en termes de santé et de déficit d’éducation. Aux EU, ménages dans l’incapacité de rembourser prêts à taux variables très risqués. Banques cessent les prêts. Contexte de globalisation. Crise financière -> crise économique. Ralentissement de croissance, récessions, montée du chômage. Depuis G20 : questions économiques + questions environnementales et politiques. Cette instance de concertation définit les grandes orientations, ses décisions n’ont pas valeur d’obligations mais d’engagements.

b) ...sont discutées en termes d’efficacité...

Bilan engagement du millénaire de l’ONU mitigé. ONU pas responsable de situations telles que SIDA, faim, mais son action a des limites, elle est indispensable mais ne suffit pas. La politique du P.A.S a eu des effets désastreux dans les PMA. FMI incapable d’empêcher excédents(Chine) et déficits(EU) commerciaux excessifs et de limiter les mouvements excessifs de capitaux spéculatifs. Reproche au FMI de ne pas exercer les droits de tirage spéciaux. FMI impose règles de redressement économique. Question souveraineté des Etats, crise économique -> crise politique.

c) ...et de légitimité.

Quels intérêts protègent FMI et Banque Mondiale ? Influence américaine sur les deux organisations. Les américains choisissent le président de la Banque Mondiale, les européens celui du FMI. OMC chaque pays possède une voix, cependant semble protéger les intérêts des grandes multinationales (exemple : brevets de propriété intellectuelle), tendance au regroupement. Depuis le "cycle de Doha", crise des négociations multilatérales, désormais bilatérales : PTCI/TAFTA/GMT, CETA. Certaines organisations non gouvernementales (ATTAC, CCFD) contestent les conditions qu’imposent de tels accords. Tendance à la régionalisation des échanges et à la multiplication des accords bilatéraux.

Conclusion : Légitimité et représentativité de ces institutions remise en cause. Ces instances connaissent une forme de crise.

Conclusion générale : Les instances de gouvernance internationales favorisent la mondialisation, sont actrices de la croissance et du développement, peinent à régler les crises et favoriser le développement des pays du Sud, remettent en cause la souveraineté des Etats.


 

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