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>>Liberation : le journal d’une crise.

13 juin 2016
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Depuis 2013, le quotidien francais Liberation vit une importante crise au sein de sa redaction et est confronté a d’important problémes financiers. Ce journal, fondé en 1973 par Jean Paul Sartre, avait des tendances de gauche ou meme d’extreme gauche. Cependant, Libération est devenue avec le temps un journal de gauche- democrate. Durant l’année 2013, les ventes du journal ont diminuées de 15 % en seulement 11 mois. D’ailleurs les ventes ont chutée en dessous de 100 000 exemplaires vendus par jours, c’est a dire à 97 299. Mais quelles difficultés économiques rencontre le journal Libération ? Quelle politique mène le journal pour y remédier ? Liberaton n’arrive plus a vendre. Demoins en moins de personnes lisent liberation, que ce soit pa abonnement ou au numero. Mais ce n’est pas la seule raison de la crise, il y en a en fait plusieurs. Comme tout le monde le sait une des ressources principales des journaux est la publicité, cependant les budgets publicitaires diminuent. Cela pose peut etre la question de la dependance de l’information liées au ressources publicitaires. Seuls quelques journaux fonctionnent sans publicités tel Charlie hebdo. C’est un manque a gagner pour Libératon. La pression des actionnaires met aussi le quotidien en difficulté. Nicolas demorand propose un plan pour reduire le manque d’argent important a Libération, cependant les salariés seront touché eux aussi. En effet les principales mesures proposées sont la baisse volontaire des salaires pendant deux ans, de 10% en moyenne, graduée selon les rémunérations. D’ autres propositions,on été faite par les dirigeants : des temps partiel accompagnée de baisse de salaires et des aides au départ en retraite anticipé .Tout cela pour tenter de redresser la barre et faire rennaitre le journal. A cela s’ajoute une équipe inquiétee comme le raconte l’express du 13 janvier 2014.  Ce phenomene de difficultées economique n’est pas specifique a Liberation, il touche la plupart des journaux francais, comme Le Monde par exemple. La multitude de source d’information tel que le net, la radio, la presse gratuite accentue la perte de vitesse de tous les quotidens. C’est une autre raison qui explique la crise,et elle n’est peut etre pas vraiment controlable etant donné que le support papie rest de nos jours fortement concurencé par le support informatique. En effet les plus jeunes lecteurs s’informent de moins en moins sur les journaux et de plus en plus sur les sites en ligne. La tendance a l’arrivée de nouveaux medias d’information qui sont uniquement sur le support du net (par exemple Mediapart) accentue ce phenomene. A cela s’ajoute les diffcultées au sein de la ligne redactionelle dirigée par Nicolas Demorand, qui a rencontré a 4 reprise des votes de defiance de la part de l’equipe journalistique, ainsi qu’une faute deotologique grave. En effet Nicolas Demorand avait d’après des sources apparement peut fiable cré une « Une » raquoleuse et mensongére,"La SCPL déplore que Libération ait relayé cematin une rumeur sans fondement sur un prétendu compte en Suisse deLaurent Fabius, avec pour effet de l’accréditer. Notre travail dejournaliste ne consiste pas à rendre publique une rumeur, mais àenquêter pour savoir si elle correspond à des faits. Ce travail élémentaire n’a pas été fait".   Certains articles de journaux nous donne une mauvaise image de Nicolas demorand *, pourtant ce dernier avait pris beaucoup de temps dans le but de trouver de l’argent pour Liberation. En effet il nous confie dans son interview (2) : "jai decouvert, en arrivant, que mon boulot serait de chercher de l’argent tous les jours". Le but de la "une" racolleuse etait comme on peut l’immaginer, d’attirer de nouveaux lecteurs. Cela a peut etre marché le jour même, mais pas long terme. Et puis cela n’excuse pas tout, le choix editorial est donc aussi peut etre une raison de la desafection d’une partie des lecteurs de Libération. Tout cela n’aide pas a la cohesion d’un journal. Nicolas Demorand avait pourant esperé durant les 3 années passées a Liberation, de 2011 à 2014, faire revivre Libération en lui donnant un nouvel elant riche en evenements ainsi que beaucoup plus present sur le web. Face a cette crise economique et redactionelle, le 17 juin 2014, Nicolas demorand a demisonné. Il explique d’ailleurs qu’il subissait trop de pressions de la part des actionnaires et qu’il s’entendait de moins en moins bien avec l’equipe redactionelle, du moins il ne partageait plus les memes idées que ces collegues. Malgrès cela quand un journaliste de Le Monde demande a Nicolas Demorand s’il avait des regrets, ce dernier lui répond : Non, j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir.Je garde des souvenirs qui marqueront ma vie de journaliste, par exemple la campagne présidentielle de 2012. Une chose dont je suis fier : j’ai pu mettre à de nombreuses reprises la cultureà la « une », que ce soit sur le dernier livre de Pierre Bourdieusur Manet ou sur les travaux de Pierre Rosanvallon. Libérationest et reste un endroit où on peut faire un journalisme qu’on nepeut pas faire ailleurs.2 

(JPG)

https://pixabay.com/fr/euro-argent-monnaie-europe-dents-76019//.

 La demission de Demorand suffira t-il a relancer le journal en pleines difficultés economiques ? Le 31 juillet, de nouveaux actionnaires augmentent le capital du journal, qui passe par la suite a 18 millons d’euro. C’est la société PMP ( presse media participations) qui detient pratiquement la totalité des parts. C’est alors Bruno Ledoux qui a 50% des parts, et Patrick Drahi qui detient le reste. De plus, Pierre Fraidenraich est le nouveau directeur general. Mis a part l’apport en capitaux ayant pour but de faire perdurer le journal, certains journalistes ou salariés vont devoir quitter le journal et d’autres verront leur salaire baisser.

Maintenant que le journal Liberation est dans de nouvelles mains, nous verrons avec le temps ci cette crise n’etait que passagère, ou bien si il vas falloir s’orienter sur le web encore plus que ce que le journal fait maintenant.  Mais nous savons que les problemes financiers et les problemes a linterieur de la redaction ne sont pas les seuls raison de la crise. Le probleme n’est il donc pas a chercher ailleurs ? La crise n’est elle pas surtout celle de la presse papier ? La solution actuelle qui permet à Liberation et aussi aux autres journaux de vivre est l’apport massif d’argent qui provient pour 95 pourcent de la presse francaise, de 5 milliardaires. Se pose aors la question : La presse est elle toujours libre en france ?

  1 La Une du journal libération du 8 avril 2013. ( Pendant le scandale de l’affaire cahuzac.)   2 Interview de Nicolas Demorand dans Le Monde du 13 février 2014. * Chute des ventes de Libération :Nicolas Demorand a-t-il tué le quotidien ? / L’OBS / 15 Juillet 2013

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ration_%28journal%29

DELCAMBRE Alexis / Demorand : J’ai décidé de démissionner de Libération/ Le Monde / 14 Février 2014

JOFFRIN Laurent et MOULIAS François / Libération :La crise finie,une nouvelle aventure commence / Libération / 1 Août 2014

DECABARRUS Thierry / Chute des ventes de Libération :Nicolas Demorand a-t-il tué le quotidien ? / L’OBS / 15 Juillet 2013

BAUDRY Claude / Libération en grande difficulté financières / L’Humanité / 15 Janvier 2014.

CHAPON Benjamin / Libération devient le quotidien national le moins vendu / 20 Minutes / 4 Août 2014.


 

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